3 - La fête principale : le cavadi un élément de classe pertinent.


Enluminure 4 : Pénitente transpercée
d’aiguilles lors du Cavadi.

          La fête du cavadi plus communément connu sous le générique de fête de 10 jours en raison de sa durée est la caractéristique des grands temples urbains côtiers. Elle est célébrée à la gloire du dieu Mourouga. Les pénitents empruntent un trajet qui part du temple pour aller à la rivière la plus proche. Pour Saint-André, c’est la Rivière du Mât et pour Saint-Benoît, celle de la Rivière des Roches. Il est pertinent de voir les espaces géographiques (centre-ville, zone agricole, zone touristique…) traversés mais aussi les itinéraires du cortège.

4 - L’officiant et le type associatif comme critères de classement.

     Le swami venu d’Inde ou de l’île Maurice officie lors des cérémonies. En effet, si le troisième type est plus connu pour ses prêtres familiaux le temple côtier urbain se démarque avec quelques temples sucriers par le type de prêtre officiant.
   L’introduction de prêtres extérieurs a contribué grandement à des changements de pratiques : les sacrifices d’animaux ne se font plus dans certains lieux, la célébration de nouveaux rites….
   Les espaces côtiers urbains sont tous gérés par un président et conseil d’administration. De même les fêtes sont régies par un président et son comité.

5 – Distinction par sa localisation géographique.

     Ils sont situés dans les principales agglomérations côtières de l’île.
   Ils se répartissent sur les commune de Saint-Denis, Saint-André, Saint-Benoît, Saint-Pierre, Saint-Louis et Saint-Paul.
   Ils ont été tous construits ou reconstruits depuis moins de trente ans, c’est-à-dire à la Départementalisation de l’île en 1946. Dès la fin du XIXème siècle, ils ont été entretenus par des communautés de commerçants. Ces espaces religieux sont en quelque sorte l’emblème de ceux qui sont venus librement, ou de ceux qui ont pu, en s’enrichissant, construire leur lieu de culte. Les grands temples urbains témoignent d’un retour aux sources de l’hindouisme avec l’entrée de nouveaux rituels, de nouvelles fêtes… tandis que les sapèls malbars continuent pour la plupart dans la tradition populaire.


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