Voyons maintenant le deuxième type de temple mais aussi le plus ancien au niveau des datations de construction.

   II - Une usine sucrière + engagés indiens = une pagode hindoue. Une équation qui se vérifie avec les sapèls malbars.


Enluminure 5 : Traditionalisme de la sapèl malbar
de Ravine-Creuse à Saint-André…


Modernisme de Beaufonds à Saint-Benoit.

1 - Des espaces liés aux établissements sucriers.

     Leur caractéristique principale réside dans le fait qu’ils sont situés près des usines sucrières donc des plantations, parfois au milieu ou à côté des camps d’engagés.
     Le zonage des sanctuaires se trouve sur les basses pentes de la région au vent et à mi-pente de celle sous le vent. Ces sapèls sont répertoriées, habituellement là où la population d’origine malbar est importante. Elles sont construites à proximité des usines sucrières ou des plantations, dans les anciens camps d’esclaves ou d’engagés.
   Zone d’implantation :
Beaufonds à Saint - Benoît,
Front de Mer, Victor Bellier à Sainte-Suzanne
Colosse, Ravine-Creuse, Bois-Rouge à Saint - André...

  À peu près une cinquantaine de sanctuaires sont répertoriés sur l’île. Un chiffre peu élevé qui s’explique par l’encadrement social rigide de la société de plantation qui contrôle, à l’époque des engagés, l’espace du culte indien. Il empêche ainsi la multiplicité des lieux de culte, tels qu’ils existent en Inde. Pour comprendre la faiblesse de leur répartition, il faut revenir sur l'époque du développement de la canne à sucre, moteur de l'installation des premiers travailleurs indiens.


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