Le processus d’appropriation - transformation - diffusion est un schéma traditionnel réunionnais (1). Le pandèl indien et la salle verte européenne ont fusionné sur notre île pour donner une " sal’ vèrt’ " à typologie diversifiée. Chez les descendants d’Indiens le pandèl (2)de nos jours encore s’inscrit dans un usage sacré utilisé pour des rituels comme le mariage ou le bal tamoul.

Les utilisations réunionnaises de la sal’ vèrt’ sont pour des usages " plus profanes ", lieu de fête post-mariage ou post-première communion. Mais il y a prolongement de l’espace temps sacré entre l’église et la sal’ vèrt’. Il s’agit d’un espace-temps intermédiaire entre le sacrement et les réjouissances de la fête. La diversification des usages de cette structure n’entraîne pas une désacralisation totale de l’élément architectural. Nous pouvons avancer que la diversification des usages de cette structure n’est pas totalement " désacralisée ".

 


(1)Ce processus d’imitation s’exerce à différents niveaux, au niveau des structures architecturales, comme avec les salles vertes, mais aussi au niveau culinaire avec des plats indiens qui sont devenus des ambassadeurs de La Réunion.
(2)Ce terme de pandèl est peu voire pas employé chez les réunionnais d’ascendance indienne. Le terme sal’ vèrt’ l’est beaucoup plus.

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