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EXPOSITIONS
Expositions de peinture, de photographie ou
d'art moderne... les artistes indiens ou les artistes inspirés par l'Inde
investissent les plus grands musées français comme des lieux plus
confidentiels. Retrouvez-les sur cette page.
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Indian Gaze,
dans l'Aude
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Art des Gond à Paris
- Au cœur du Nagaland
- L'Inde s'affiche
à Vichy
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Expositions antérieures
En partenariat avec le site officiel de
La Nouvelle Revue de l'Inde

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Indian Gaze, dans l'Aude

Anju CHAUDHURI & l'Art tribal indien d'aujourd'hui – Indian Gaze
- DU 13 AVRIL AU 3 JUIN 2012.
Ouvert tous les jours sauf le mardi de 14 h à 18 h
Spiritualité et Nature dans l’art contemporain indien célébreront la
nouvelle exposition de printemps au L.A.C.
Sur une proposition de l’artiste Nitin Shroff, commissaire
d’exposition invité, les peintures narratives et texturées de
l’artiste Bengale Anju Chaudhuri, mêlant tradition occidentale et
mythologie Indoue, côtoieront les oeuvres d’artistes contemporains
de l’art tribal indien reconnus internationalement ; Venkat Raman
Singh Shyam - Arvind Ghosalkar - Ramesh Hengani - Saroj Rathod
- Gurupada Chitrakar.
Ces artistes s’emploient à perdurer les gestes représentatifs des
tribus ancestrales indienne : Madhubani / Mithila – Gond - Warli -
Patua / Chitrakar.
Nitin Shroff, artiste d’origine indienne, propose de croiser les
récits de l’aventure artistique indienne, éminemment visuelle et
spirituelle et ceux contés par l’artiste Piet Moget durant une vie
ponctuée de rencontre, en regard à sa collection exposé au L.A.C..
L’exposition « Indian
Gaze » - Anju Chaudhuri & l’Art tribal indien d’aujourd’huioccupera
l’espace du rez-de-chaussée du L.A.C. et répondra à un choix de la
collection permanente exposé à l’étage du bâtiment. Une présentation
des œuvres récentes de l’artiste Nitin Shroff « La
traversée » dressera un trait d’union entre ces deux univers.
Aux cotés de l’artiste Anju Chaudhuri, installée à Paris et
Kolkata, sera donc présent l’art contemporain tribal indien produit
par des artistes qui ont gagné une renommée internationale grâce à
leurs productions aussi innovantes que passionnantes.
Cette exposition présente une rare opportunité de pouvoir admirer
l’art visuel contemporain indien provenant de différentes grandes
collections. Cet art partage de façon similaire mais pourtant
parallèle, une logique interne : le récit, la relation avec la
nature, la spiritualité, le modernisme ainsi que les héritages
historiques de la peinture d’Est en Ouest - Avec pour encrage
l’importante collection du L.A.C, dont les œuvres et les artistes
font irrémédiablement face aux mêmes « sujets éternels ».
La présentation des derniers travaux de Nitin Shroff « La
Traversée » prolongera« Indian Gaze » et tissera un lien avec la
collection permanente du L.A.C. Il s’agira des œuvres produites par
l’artiste à la Villa Antoine de Béziers, (ancienne résidence d’été
du sculpteur Jean-Antoine Injalbert, de 1845 à 1933).
Une série de travaux, développée sur deux décennies, conçue à
Londres, en Inde et aux Seychelles, sera également présentée.
Celle-ci exprime les innovations et les préoccupations constantes de
la pratique de l’artiste et de son héritage.
Les œuvres d’art du folklore indien sont issues de la collection
particulière de Saleem Arif Quadri. Un choix de cette collection fut
déjà présenté par le curateur David Schischka-Thomas, lors de
l'exposition (An)other Story en 2000 à la New Art Exchange à
Nottingham.
Anju Chaudhuri
Pour la peinture d’Anju c’est toujours le premier matin du monde
car tout commence par cet éblouissement, par ce moment où le regard
s’affole de tout ce qu’il voit et qu’il ne peut décrire. La peinture
consiste justement en cela : à appréhender, à saisir toutes ces
formes, toutes ces couleurs, toutes ces lumières mouvantes,
autrement dit à tenter d’ordonner en un tout ce chaos de sensations,
d’impressions, d’idées. C’est pourquoi sans avoir participé aux
débats théoriques Support Surface à Paris puisque dans les années 70
elle suivait les cours de Gualian Ayres à la Saint Martins School à
Londres, elle a travaillé très vite sur des toiles ou des papiers
libres – qu’elle maroufle ou non par la suite – et toujours hors des
données habituelles du cadre et même sur des formats très différents
qui vont du grand au presque minuscule où le sujet est comme lové et
qu’il faut donc aller chercher. En contemplant ce monde si ouvert,
si perméable, ouvert sur toutes les directions on pourrait évoquer
une influence de la peinture All Over américaine (elle aime Sam
Francis, Joan Mitchell) mais ne se réfèrerait-elle pas plutôt à
cette tradition si vivante encore de la pensée indienne qui veut que
tout soit lié, uni, que rien ne commence, ni ne finisse jamais.
Pendant longtemps il y a eu comme un trop plein, avec un espace
dense, saturé, multipolaire : pas de chemin tracé à l’avance,
seulement les méandres et les hasards de la création. On est dedans,
dans la durée toute entière du geste de la peinture. Il faut
d’abord, avant de voir, accepter de se laisser envahir par tout ce
cosmos végétal. Anju vient en effet d’un pays, le Bengale, où la
nature est luxuriante et c’est ce désir d’immersion totale dans ses
profondeurs – elle travaille toujours à plat sur le sol – qu’elle
veut exprimer. Tout se cache et tout réapparaît à des moments
furtifs entre l’ombre et la lumière : ici on devine un petit temple
dissimulé à l’orée d’une forêt comme il y a en tant en Inde, ici une
brassée de feuilles, ici une rivière qui coule, ici une fleure
brille dans l’obscurité. Comme chez Tagore, la Nature est la grande
inspiratrice puisque nous les humains aimerions tant pouvoir vivre à
l’unisson, nous régénérer dans son mouvement perpétuel. Anju ne
dit-elle pas que la peinture, pour elle, est le sein. Elle ne
dessine pas car le dessin est séparation : c’est l’accord très
calculé des couleurs, souvent rares, qui guide et construit l’espace
de l’œuvre. Elle mélange tout, les formes semblant naître
d’elle-même, il faut contrôler un minimum, laisser agir les pinceaux
– chacun a son histoire et il y en a toutes sortes – la main,
parfois le corps tout entier avec ses gestes furieux ou tendres qui
se contredisent, luttent les uns avec les autres. Tout est en
métamorphose mais aboutit cependant toujours à une harmonie
lumineuse. Aucun outil n’est privilégié : un chiffon créera une
tache, des faisceaux de branchages balaieront le papier ou la toile,
feront gicler la couleur, des empreintes diverses secrèteront
d’autres formes pas toujours identifiables, on aperçoit même des
traces de peigne qui font vibrer la surface autrement. C’est cela la
vie de la peinture, son pouvoir toujours renouvelé. Anju fabrique
aussi de ses mains de petits livres précieux et uniques, pratiques
aussi beaucoup le monotypes et la gravure – qu’elle a apprise avec
deux grands maîtres Hayter et Krishna Reddy – car elle aime avant
tout le papier souple, ductile et les reprises de l’impression.
Ces dernières années il semble qu’elle ait besoin d’un espace
neutre, blanc, pur, à peine quelques plis du papier ou de la toile
pour démarrer : elle ne remplit plus la surface elle a tendance au
contraire à la vider, pour laisser fuir la couleur vers les bords et
montrer un espace infini. Les couleurs jaillissent dans l’air, en
pure liberté, en pure volupté – même si la gamme paraît inhabituelle
à nos yeux d’occidentaux – les rouges fusent, les bleus sont d’une
intensité irréelle, le jaune et le carmine s’accordent toujours,
créant une musique légère, douce et vive à la fois. Peut-être
peut-on y voir une sérénité, un abandon au flux des événements :
« Tu laisse couler, tu vis avec, tu contrôle ou pas … Tout est
recyclable en Inde même ton corps qui devient âme. » dit Anju.
Claude Schweisguth
L’art tribal
contemporain indien
L’art tribal contemporain indien explore la diversité des styles
et des techniques de l’art tribal indien, nommées : Madhubani /
Mithila – Gond - Warli - Patua / Chitrakar, dont le travail retrace
des siècles de culture indienne.
Bien que les artistes du folklore indien ont pratiqué l’art
tribal durant des siècles, ce n’est que depuis ces cinquante
dernières années qu’ils jouissent d’une reconnaissance
internationale en tant qu’artiste. De l’artisanat, leurs créations
furent ainsi considérées comme art à part entière.
Initialement propre à l’univers de l’artisanat habituellement
pratiqué par les femmes, la visibilité internationale de l’art
tribal indien fût la conséquence de la terrible crise économique qui
frappa l’Inde dans les années 1966–1968. Afin de créer de nouvelles
ressources non agricoles, la All-India Handicrafts Board (ancienne
fondation de conseil sur l’artisanat Indien, crée en 1952, pour
conseiller le gouvernement sur les problèmes liés à l’artisanat et
proposer des mesures d’amélioration et de développement) a encouragé
les artistes femmes à développer leurs pratiques artistiques sur
support papier à des fins commerciales.
Ce fût une véritable renaissance pour cet art qui révéla au monde la
richesse du folklore et l’art tribal Indien et fût exposé dans de
grande galerie du monde entier.
Cette exposition explorera un travail narratif, reflet d’un monde
en mutation qui invite le visiteur au voyage et à l’échange,
dressant un pont entre les cultures occidentale et orientale de la
tradition passé à la création contemporaine actuel.
David Schischka-Thomas
Lieu
d’art contemporain (L.A.C. rez-de-chaussée) - Hameau du Lac – 11130
Sigean Corbières Maritimes Aude - 04 68 48 83 62 -
www.lac.narbonne.com.
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Art des Gond à Paris

Narmada Tekam,
Porcupine and the Holy Tree
Jangarh Kalam ou l’art des Gond. Exposition à la
galerie Anders hus du 9 mai au 23 juin 2012. Voies traditionnelles et
nouvelles de l’art tribal indien des Gond.
« En Inde, la place des aborigènes n’est plus au Musée de l’Homme
[…] Les voici désormais au-devant de la scène artistique contemporaine indienne,
avec des œuvres qui se vendent dans les galeries d’art. […] Jangarh Singh Shyam
a laissé de nombreux héritiers, originaires comme lui, de la tribu des Gond. »
(Julien Bouissou, Le Monde, 18 février 2011).
Depuis la première exposition sur les artistes Gond organisée en 2011, nous
sommes retournés à Bhopal et avons rencontré les artistes, chez eux, dans leurs
familles. Nous avons choisi de présenter des œuvres de ceux, qui, à nos yeux
préservent le mieux leur identité culturelle, déjà contrebalancée par l’appel de
la modernité.
L’exposition, en deux temps, rendra compte des voies traditionnelles, puis
des voies nouvelles empruntées par les héritiers du maître Jangarh Shyam. Un
grand nombre de peintures sur papier et sur toile présentera des styles et des
visions différentes d’une même culture, celles des Pardhan Gond, autrefois,
bardes d’une civilisation royale au cœur de l’Inde. Ils nous disent aujourd’hui
l’histoire de leur tribu, leurs mythes et légendes, le rapport animiste joyeux
qui les lie à leurs dieux, à la nature et à la vie même.
Du 9 au 30 mai 2012 : les voies traditionnelles du Jangarh
Kalam. Les artistes qui s’inspirent directement du maître. Ils ont pour autant
leur style propre et signature personnels : Nankusia Shyam, Anand Shyam, Kala
Bai, Narmada Tekam, Gariba Tekam, Premi Bai, et Durga Bai.
Vernissage : mercredi 9 mai 2012.
Du 31 mai (pour la « nuit des galeries ») jusqu’au 23 juin :
les voies nouvelles du Jangarh Kalam. Les artistes qui s’orientent vers un
chemin créatif contemporain. Ils gardent cependant le lien avec leur tribu et
leur maître. Mayank Shyam, Japani Shyam, Venkat Shyam, Saroj Shyam, Subhas Vyam.
Vernissage : jeudi 31 mai 2012.
Galerie Anders hus : 27, rue Charlot 75003 Paris - Métro Temple -
01 42 72 00 49 - contact@andershus.fr
- www.andershus.fr.
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Au cœur du Nagaland

Une exposition du talentueux photographe Joël Cadiou, du
15 mai au 3 juin 2012 à la Galerie Younique : 63-65, rue Pascal - 75013
Paris.
"Après plusieurs périples passés avec les tribus Nagas, (anciens
coupeurs de têtes) Joël Cadiou nous ramène une série de photos de ces tribus
oubliées du fin fond du Nagaland en bordure de la Birmanie…"
Dépaysement garanti.
Le site de l'artiste :
http://www.joelcadiou.com.
Le site de la galerie :
http://www.galerieyounique.com.
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L'Inde s'affiche à Vichy

Jusqu'au 31 octobre 2012, au Musée des Arts d'Afrique et d'Asie à
Vichy (16, avenue Thermale), vous pourrez visiter l'exposition
L'Inde s'affiche, en collaboration avec
Stéphane Guillerme, détective en graphisme, auteur et
collectionneur passionné.
En Inde, le chef d’œuvre est la rue. Tout ce qui fait sens est
poussé à son paroxysme, les odeurs, les sons et surtout les
couleurs. La culture visuelle est ancestrale, l’image informe,
divertit, sacralise. L’image est omniprésente, en véritable miroir
de l’identité indienne. Chacun est familier des codes graphiques.
Chacun connaît les sources, issues des grands récits épiques. Cet
héritage est illustré dans les affiches publicitaires, les
banderoles électorales, les programmes des cinémas, les réclames
pour les fêtes religieuses et enfin les images vénérées des
divinités.
L’Inde s’affiche vous propose de
découvrir cet univers graphique de la rue indienne du nord au sud,
avec son univers sonore, ses objets d’aujourd’hui : vache sacrée,
étalages, statues et masques de divinités portés en procession,
autels religieux...
Le site
du Musée :
http://www.musee-aaa.com.
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