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TEMOIGNAGES
En partenariat avec le site officiel de
Témoignages
(quotidien
réunionnais)
Indes réunionnaises vous propose désormais des
articles publiés par le quotidien réunionnais
Témoignages,
en partenariat. Vous trouverez donc sur cette page une sélection d'articles
issus de ce journal et relatifs aux cultures indiennes de la Réunion.
- L'Inde
lance son premier missile de longue portée
-
Grande fête culturelle
de l'unité réunionnaise
-
Une festivité tamoule au cœur de La Réunion
-
La culture indienne à
l'honneur
-
Sainte-Suzanne fête le
Nouvel An tamoul
-
"Agir pour le développement de la
coopération avec l'Inde"
-
Les atouts de l'interculturalité
réunionnaise et de l'œuvre du Groupe de dialogue interreligieux de La
Réunion
- Renforcer les relations amicales
entre nos deux pays
-
Après avoir accaparé ses richesses, la
Grande-Bretagne rejette l'Inde
-
Anne-Lise Siegler remporte le Prix Célimène
-
Archives

L’agence indienne chargée du
développement des technologies militaires (DRDO) a annoncé
le lancement réussi de son premier missile nucléaire. Ce
missile de 50 tonnes et de 17 mètres de haut pourrait
atteindre une cible située à plus de 5.000 km.
Cette annonce relance le
débat sur la montée en puissance des pays émergents, tant
sur le plan économique que militaire. En effet, en 2011, les
dépenses de défense des pays émergents asiatiques, Chine et Inde en
tête, ont augmenté de 14%.
Un test réussi
L’Inde rejoint
le cercle fermé des membres permanents du Conseil de
sécurité de l’Organisation des Nations unies, composé de la
Chine, la Russie, la France, la Grande-Bretagne et les
États-Unis, qui disposent de missiles balistiques
intercontinentaux (ICBM) d’une portée de plus de 5.500 km.
Avec ce test réussi, « l’Inde a
démontré sa capacité à fabriquer un ICBM », a
indiqué un membre du Centre indien d’études sur la puissance
aérienne, Kapil Kak, à Radio-Canada. « J’annonce
le lancement réussi d’Agni V [...], un événement historique
qui honore notre pays dans le domaine de la technologie desmissiles.
Nous sommes aujourd’hui une puissance dotée de missiles sans
égal dans la plupart des pays du monde », a
déclaré le chef de la DRDO, V.K. Saraswat, sur la chaîne de
télévision NDTV.
Ce lancement entre dans le
cadre d’une nouvelle politique de défense de l’Inde,
qui a considérablement augmenté son budget et ses
investissements. Le pays a augmenté de 17% son budget, ce
qui est, selon Pranab Mukherjee, ministre des Finances, une « allocation
(qui) se fonde sur des besoins actuels et tout nouveau
besoin éventuel sera comblé ». Lors
de la présentation du Budget 2012-2013 devant le Parlement,
le gouvernement a annoncé l’engagement du pays dans un vaste
cycle d’acquisitions militaires (avions de chasse,
artillerie lourde, sous-marins), selon le quotidien belge
“Le Soir”.
L’Inde,
un allié de poids
Ce tir de missile est une
avancée majeure pour la troisième puissance économique
d’Asie, qui cherche des moyens d’accroître sa défense et
ainsi ancrer sa position sur la scène internationale dominée
par les États-Unis et l’Europe qui possèdent un important
arsenal militaire. Selon le porte-parole indien du
département de la Défense, Ravi Gupta, cette arme représente
d’ailleurs un bond important dans la capacité stratégique du
pays. En effet, Harsh Pant, spécialiste des questions de
défense au King’s
College de
Londres, a confirmé que l’Inde n’était
pas une menace, mais « C’est
une manière de montrer pour l’Inde qu’elle
arrive sur la scène mondiale, et qu’elle mérite d’être
invitée aux grandes tables », a-t-il
indiqué à l’“Agence France Presse”.
Toutefois, certains
observateurs occidentaux, notamment du “Washington Post” qui
titre que le test de missile indien est capable de toucher
Pékin (« India tests missile capable of reaching
Beijing »), sous-entendent
que l’Indeveut
se préparer à un conflit possible avec la Chine. Mais
contrairement à ce que disent certains médias occidentaux,
les deux parties ont affirmé qu’il y avait de « bonnes
relations » entre
les deux pays. Pour l’Inde,
l’objectif était d’atteindre le niveau de la Chine, « L’Inde est
enfin au même niveau que la Chine pour ce qui est des armes
de dissuasion », a
déclaré Bharat Karnad, expert en questions de sécurité au Center
for Policy Research, un think
tank(ou laboratoire d’idées) de Delhi, sur Lefigaro.
Du côté chinois, « La
Chine et l’Inde sont
deux grands pays émergents, nous ne sommes pas rivaux, mais
des partenaires dans la coopération. Nous estimons que les
deux pays devraient (...) contribuer de façon concrète à la
paix et à la stabilité régionales », a
déclaré le porte-parole du Ministère chinois des Affaires
étrangères, Liu Weimin à l’“AFP”.
Céline Tabou
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Sainte-Suzanne a célébré
samedi soir le Nouvel An Tamoul devant un public venu
nombreux assister au défilé des chars et à un spectacle de
danses indiennes. Le Nouvel An Tamoul représente une
importante fête réunionnaise du calendrier culturel sainte-suzannois.
La municipalité de
Sainte-Suzanne a souhaité faire du Jour de l’An Tamoul une
grande fête culturelle de l’unité Réunionnaise. Avec
l’association Chapelle Front de Mer, co-organisatrice de la
manifestation, le Nouvel An Tamoul a été placé sous le signe
du partage, de la paix et de l’amitié entre les peuples.
Renforcer l’unité
Réunionnaise
Maurice Gironcel, Maire de Sainte-Suzanne, a souligné que « le
patrimoine de La Réunion se vit aujourd’hui dans sa grande
diversité : c’est la rencontre des différentes cultures qui
a donné naissance à la créolisation de la société. Tout ce
qui constitue la culture réunionnaise (sa musique, sa danse,
sa cuisine, sa langue …) est venu d’ailleurs. Puis, tout a
été transformé, adapté… Il s’agit aujourd’hui de mieux
partager cet élément fondamental de la culture réunionnaise (..). Le
contexte national et international est marqué par de
nombreux conflits. Nous devons entretenir le miracle de
notre pays, le vivre ensemble quel que soit la confession
religieuse et combattre toute les formes d’exclusions et de
racisme. Renforcer l’unité Réunionnaise, c’est aussi
l’objectif de la célébration du Nouvel An ».
La diversité culturelle est une force motrice du
développement durable, elle représente un atout
indispensable pour mieux vivre ensemble. C’est le cas de
notre Maloya, inscrit au Patrimoine de l’humanité depuis
2009.
Le Maire de Sainte-Suzanne a également rappelé que « l’appropriation
de notre Histoire a commencé avec Lucet Langenier, par la
construction de la stèle à la mémoire de Edmond Albius, et
que la municipalité poursuit ses cations avec le chantier de
l’archéologie industrielle, la valorisation de la cheminée
de l’usine et de l’histoire de Quartier Français et la
programmation d’une salle de spectacles ».
Reconnaître,
valoriser et respecter l’identité Réunionnaise
Les Réunionnais ne seront des
acteurs responsables de leur développement que si leur
identité propre, réductible à aucun autre, est pleinement
reconnue, respectée et valorisée.
Il s’agit aujourd’hui pour les jeunes Réunionnais de se
situer en tant que tels dans un monde en pleine mutation qui
requiert un nouveau regard, une nouvelle écoute. L’Inde, la
Chine ou l’Afrique du Sud deviennent des acteurs
incontournables du 21ème siècle. La Réunion se trouve au
cœur du bassin indo-océanique et à proximité du continent
africain. Elle doit trouver les voies et moyens de s’insérer
dans cet environnement géo-économique en pleine évolution,
sous peine d’être marginalisée.
Vel Mounigan, président de l’association Chapelle Front de
Mer a souligné que cette année « les associations étaient
présentes dans les différents quartiers de la commune pour
des manifestations, des spectacles qui ont permis au public,
aux habitants des quartiers de vivre avec nous ce grand
moment de fête ».
Eddy Adékalom, élu délégué à la culture, a quant à lui
rappelé que « depuis 1994, la municipalité organise
chaque année des festivités pour le jour de l’an tamoul,
soucieuse de répondre à une demande de la population. Ce
jour particulier met à l’honneur la culture indienne, partie
intégrante de l’identité Réunionnaise ».
Sanjiv Dinama
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A l’occasion des festivités
du nouvel an tamoul qui a lieu ce week-end dans toute l’île,
la Fédération des associations et groupements religieux
hindous et culturels tamouls de La Réunion présentait hier
au sein de son nouveau siège social les actions menées par
la fédération.

La nouvelle année Nandana
Varousham 5113 débutera ce vendredi 13 avril pour tous les
Tamoul (e)s du monde. Selon les astrologues, ce devrait être
une année féconde notamment dans le domaine agricole et
globalement placée sous de meilleurs auspices que l’année
précédente.
Dès le lever du soleil, les familles se réuniront pour des
prières puis elles se rendront ensuite au Kôyil pour les
cérémonies (poudjaï) en l’honneur du dieu Sourya et des
autres divinités tutélaires, suivie d’une lecture du
Pandjangam. La journée se finira traditionnellement par des
échanges de vœux et de mets sucrés et un repas partagé entre
la famille et les amis.
Cette année un partenariat avec la poste a permis de créer
des enveloppes "prêt à poster" à l’effigie de ce nouvel an
tamoul.
La question du jour
férié
La fédération appelle les croyants à considérer ce jour
comme férié afin de commencer l’année dans les meilleurs
conditions. De nombreuses entreprises ont déjà accepté de
tenir compte de cette fête tamoule. Pour les salariés dont
l’entreprise ne joue pas le jeu, elle conseille de prendre
un jour de congé ou de faire jouer les RTT. Elle rappelle
qu’un formulaire de justificatifs d’absence pour les
scolaires comprenant toutes les mentions légales est
disponible auprès de toutes les associations et membres de
la fédération.
La fédération continue son combat pour que la religion
tamoule soit inscrite sur la circulaire relative aux
autorisations d’absence pouvant être accordée à l’occasion
des principales fêtes religieuses des différentes
confessions datant de 1967. Depuis la situation a évolué et
les personnes de confession tamoule sont représentées en
métropole aussi bien que dans les DOM. Cette inscription
permettrait déjà à clarifier la demande des agents de la
fonction publique et assimilés et des scolaires.
La fédération a demandé par écrits à 3 candidats (Sarkozy,
Hollande et Mélenchon) à la présidentielle de se prononcer
sur la question. Malgré une attitude favorable de leur part,
il est clair que l’échéance du vote passe en premier. C’est
aussi pour cela que la fédération insiste pour que chaque
croyant passe ce jour de fête avec sa famille afin de lancer
un signal fort aux institutions. La fédération rappelle que
l’ensemble du groupe de dialogue interreligieux avait
approuvé l’échange de 3 jours fériés existants pour que tous
puisse honorer les différents cultes présents sur l’île.
Cette décision pourrait être validée par le prochain
président. Elle tient à rappeler aux élus qu’un jour férié
celui du Pongol avait été accordé à la venue des engagés
indiens et que cet acquis disparu au cours des ans doit être
remis en place. La multi culturalité réunionnais doit aussi
se retrouver aux niveaux de ces institutions.
Ouverture sur l’Inde,
Maurice et l’Afrique du Sud
La fédération a récemment élu son nouveau conseil
d’administration. Elle continue à tisser des liens avec
l’île Maurice et l’Afrique du Sud. De même, les liens avec
l’Inde ont été renforcé et la collaboration avec la nouvel
consule très dynamique, Mme Manjuseth se prévoit fructueuse.
Elle a déjà permis de mieux fédérer les différentes
associations et temples de l’île.
La fédération continue à agir pour que des échanges se
passent entre La Réunion et l’Inde. Elle continue à mettre
en place son travail d’enseignement par le biais de
formation, de cours, de documentation et d’une émission télé
en partenariat avec TVkréol. « C’est
important de nous rassembler pour constituer une force »,
souligne le président Daniel Minienpoullé, « c’est
tous pour un, un pour tous ».
C.F.
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Un calendrier
tamoul à l’heure de La Réunion
La Fédération des associations et groupements
religieux hindous et culturels tamouls de La Réunion
a édité le calendrier de cette année Nandana 5113.
Il est actualisé aux phases de la lune à La Réunion.
Il sera disponible au sein des associations membres
et de certains points de vente au prix de 2 euros.
8000 exemplaires sont disponibles. |
Programmes des
principales manifestations culturelles portées par
le tissu associatif
culturel et leurs partenaires
11et 12 avril : Colloque
à I’lFSl Association caritative lnde en Nou
14 avril : Sainte
Suzanne - Programme au Bocage.
14 avril et
15 avril : Saint-Paul
- Programme culturel avec ateliers,, spectacles etc.
Front
de Mer.
14 et 15
avril : Colosse
- Programme culturel, avec 45 stands, spectacles,
Jako, Miss
Shanti, cracheur de feu etc.
15 avril : au
Colosse 16h
Table ronde sur l’lnter culturalité et I’lnter
Religieux avec le
Groupe du Dialogue lnter Religieux.
15 avril : Villa
du Département -Programme culturel, expositions,
livres, etc. de 10 à 17h.
17 avril : Hôtel
de ville de Saint-Denis à 18h. Vœux et programme
culturel.
27 et 28
avril : Région
au MOCA - Expositions, ateliers, spectacles, bal
tamoul etc.
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Saint-André souhaite faire de la diversité culturelle une
richesse pour son territoire. Forte de son engagement à
valoriser les cultures d’origine en associant tous les
acteurs à Ieur rayonnement dans la ville, la municipalité
propose au fil de l’année des manifestations de qualité :
Fête des Lanternes, Jour du Nouvel An tamoul, Koloss
Festival, Dipavali, 20 Désanm. Fruits d’un travail en
équipe, ces festivités illustrent la volonté du Maire et de
ses Conseillers de souligner que Saint-André est bien la
Ville des Lumières. Après la Fête des Lanternes, la Ville de
Saint-André a le plaisir d’offrir à sa population une
manifestation tout aussi éclatante : Le Nouvel An tamoul.
Les 14 et 15 avril au Parc du Colosse, la culture indienne
sera donc mise à l’honneur pour marquer avec des milliers de
Tamouls ce début de l’année 5113.
A travers
son village traditionnel, ses dizaines de spectacles en
couleurs, ses expositions et colloques, la manifestation du
Nouvel An tamoul continue d’étoffer sa programmation pour
séduire les visiteurs friands des traditions. Sous
l’impulsion de l’Association Culturelle Maryen Péroumal,
elle constitue un temps fort de partage des connaissances,
des valeurs et des savoir-faire de la culture indienne.
Installé au cœur du Parc du Colosse, le Village
indien sera composé de 45 ateliers d’initiation et de
découvertes des arts comme la Gastronomie avec dégustation :
Cuisine du Tofou (David Narayanin) - Cuisine métro-indien
(Restaurant “Régal Est” - Ratenon Yannis) - Cuisine
traditionnelle (Mme Coindin) - Cuisine végétarienne
(Association Sankirtan) - Pâtisserie indienne (Virassamy
Migui) et les Epices et senteurs avec dégustations : Tisanes
(Durier) - Expo épices (Associations Karma Deva).
Des
Expositions et initiations sont également au programme :
Karom (Billard indien) - Instruments de musiques (Canjamale
Denis) - Musique et livres sacrés (Association Sankirtan) -
Décoration statues indiennes (Janicky Lionel)
Tambours
(Moutiapoullé Mathieu) - Sabres (Association la Saline) -
Photos religieuses (Richel Ponapin) - Costumes bal tamoul et
instruments de musique (OPNTT) - Vêtements de danse et de
drapage de saree (Association Siva Soupramanien)- Vêtements
indiens (Ponama) - Arbre généalogique (Souprayenmestry) -
Tableaux indiens (Antoine Melado) - Bien-être (Sinimalé
Marie-Claire - Charma Acktéa) - Expo Jacko (Asso Karma Deva)
- Expo objets de cultes.
• Découvertes
- Astrologie (Swami Balagi)
- Astronomie (Dourouva)
- Yoga (Papou Lingam Claude)
- Philosophie et calligraphie (Bramatchari Akilesh)
- Calendrier et Vannakam Tu (Fédération)
- Fabrication de masque (Nam Palli)
- Henné (Virassamy Roseline)
- Kolam et Rang (Janicky Lionel)
- Langue et écriture Association (Nam Palli)
- Histoire de Maryen Péroumal
- Connaissances du végétalisme (Association des
végétaliens de La Réunion)
- Tressage feuille coco (Fabrice Caillasson)
• Ateliers
pour enfants
- Peinture pour enfants, sanskrit (Association Nam
Palli et Seva)
Spectacle en continu
Samedi 14 avril 2012
10h : Ouverture des ateliers
16h00 : Inauguration : Discours du maire et visite du
village Hommage à Ganesh avec l’association Maryen Péroumal
de Saint-André
Prestation de danses avec le Centre culturel tamoul de La
Réunion Animation du Village avec la danse du tigre de
l’Association Pouli Varsam de Saint-Pierre
17h45 : Prestation de danses avec l’Association Brishna de
Piton Saint-Leu
18h30 : Prestation de danses avec l’Association Siva
Soupramanien de Saint-Benoît
19h15 : Prestation de danses avec l’Association Surya Dance
de Saint-André
19h30 : Prestation de danses avec l’Association
Pondysuperstar’s de Sainte-Marie
20h00 : Election Miss India et nuit intense avec le feu, le
serpent, verre et contorsion, la corde.
Dimanche 15 avril
2012
10h00 : Ouverture des ateliers
15h30 : Spectacle de Jacko dans le village
16h00 : Dialogue inter-religieux avec Monseigneur Aubry,
Swami Adwayananda, Issop Banian
16h45 : L’histoire de Lakshmi racontée par Jessie Ferrère
15h15 : Prestation de danses avec l’Association Muttamij
Allayam de Saint-André
17h45 : Prestation de danses avec l’Association Akshaya de
Sainte-Marie
18h30 : Prestation de danses avec l’Association Môhini de
Saint-André
19h15 : Prestation de danses avec l’Association Vijaï’s
Production Number One de Saint-Denis
20h00 : Feu d’artifice
Un parfum de culture
indienne à la Médiathèque A. Lacaussade
• Conférences
- “Comprendre la cérémonie tamoule de la marche sur
le feu” par Patrice Louaisel le 14 avril à 18h
-“Iconographie hindoue réunionnaise, l’héritage des engagés
indiens” par Coraline Parthenay le 17 avril à 18h
• Ateliers
- Calligraphie et approche philosophique par le
Bramatchi Akilesh le 11 avril de 9h à 12h
• Exposition
- “La vie ancienne dans les temples”, exposition de
tableaux de Ponapin Richel
Au cœur des traditions
tamoules
• Signification
Le Jour de l’An qui arrive en général le 13 avril,
parfois le 14, est un jour de très grande importance pour
tous les Tamouls où qu’ils se trouvent et quelles que soient
leurs religions. C’est le jour où le soleil entre dans la
constellation du Bélier du Zodiac après y voir fait un cycle
complet. Comme beaucoup de systèmes dans le monde, le
calendrier tamoul est basé sur le mois solaire. Le mot
tamoul pour “mois” est “tingal” qui est aussi le mot
désignant la lune. Cela signifie que tous les Tamouls
auparavant basaient leur calendrier sur le mois lunaire qui
allait d’une pleine lune à l’autre. Plus tard, ce système a
été abandonné en faveur du calendrier solaire. On attend du
jour du Nouvel An qu’il apporte une nouvelle vie et le
bonheur à tous. Ce jour-là, des résolutions positives sont
prises. Nous devons donc faire attention à ne pas avoir de
pensées négatives, ni d’exprimer de mauvaises paroles ou de
faire de mauvaises actions. La croyance veut que si on
réussit ce premier jour de l’année, le reste sera plus
facile et ce sera une année heureuse.
• Les pratiques
Dans les familles indiennes, la tradition veut
qu’une poujâ soit faite en l’honneur du Dieu Soleil dans un
espace ouvert. Toute la maison est nettoyée et lavée. Un
coin de la cour est nettoyé et décoré de dessins appelés« kolams ». Dieu,
qui est omniprésent, est invoqué dans le Soleil et la poujâ
est faite sur un cône de safran placé sur un petit autel de
bois ou en brique. De chaque côté se trouve une lampe sur
pied, et une offrande de riz est faite sur une feuille de
bananier. Le neï, sucre et bananes sont ajoutés en plus des
traditionnelles noix de coco et feuilles de bétel. La poujâ
est une sorte de bienvenue à la nouvelle année. Puis les
offrandes sont partagées entre les participants et les
travailleurs. La nouvelle année tamoule annonce aussi
l’arrivée de l’été dans le Tamij Nâdou. Traditionnellement,
ce jour-là, la distribution d’éventails faits de feuilles de
palmiers et de lait caillé pour apaiser la soif des
voyageurs est considérée comme un devoir sacré. Cette
distribution continue pendant plusieurs mois. En ce jour
sacré, la lecture du panchagam ou almanach hindou est un
rituel important pour les communautés rurales.
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Les élus de Sainte-Suzanne ont tenu une conférence de presse dans le
cadre de Nouvel An Tamoul en présence de nombreuses associations
culturelles. Il a été rappelé que le Nouvel An Tamoul représente l’une
des 2 plus importantes fêtes réunionnaises du calendrier culturel
Sainte-Suzannois. La nouveauté cette année est une réelle volonté
d’animer les quartiers. Les manifestations ont été délocalisées dans les
quartiers dans le cadre d’une politique de proximité et pour répondre à
la demande de la population.
Marcel Pony, 2e adjoint, a souligné qu’« avec le 20 décembre, le
Nouvel An Tamoul représente l’une des 2 plus importantes fêtes
réunionnaises du calendrier culturel Sainte-Suzannois ». Pendant
une semaine du 10 au 14 avril 2012, la Ville va vibrer au rythme de
cette grande fête culturelle de l’unité réunionnaise.
Spectacles de tambour, danses, jeux indiens, animations de quartier
figurent au programme. Le samedi 14 avril aura lieu le fabuleux défilé
de chars, qui partira de la mairie jusqu’à Bocage pour un magnifique
spectacle son et lumière.
Culture
indienne, partie intégrante de l’identité Réunionnaise
Depuis 1994, la municipalité organise chaque année des festivités pour
le Jour de l’An Tamoul et met à l’honneur la culture indienne, partie
intégrante de l’identité Réunionnaise.
Rappelons que c’est la rencontre des différentes cultures qui a donné
naissance à la créolisation de la société. En effet, à l’origine notre
île était vierge. Les trois derniers siècles ont vu arriver sur l’île
des populations d’Afrique, de l’Inde, d’Europe ou de Chine. Durant ces
trois siècles, la société réunionnaise a vu se brasser les différentes
cultures.
Sainte-Suzanne réfléchit également à la mise en place d’un jumelage avec
une ville indienne.
Patricia Coutandy, 3e ajointe, a rappelé qu’« on est dans la semaine
du développement durable. La valorisation et la transmission du
patrimoine sont un axe majeur du développement durable. La diversité
culturelle est une force du développement durable ».
Elle a également précisé que « la
nouveauté cette année est une réelle volonté d’animer les quartiers. Les
manifestations ont été délocalisées dans les quartiers dans le cadre
d’une politique de proximité et pour répondre à la demande de la
population ».
Eddy Adékalom, adjoint à la vie Culturelle a présenté le programme des
festivités (voir ci-joint).
Sanjiv Dinama
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Programmation jour de l’an
tamoul 2012
Lancement officiel des festivités
Mardi 10 avril 2012 à 17h00 devant la mairie
Prestation de groupe de tambour
Danse des enfants du centre-ville (Service animation)
Vernissage de l’exposition : “Les richesses des musiques et
danses indiennes” en mairie.
Atelier de Carrom
Ateliers autour de l’Inde dans les écoles (Service animation)
Mardi 10 avril 2012 : École
Maya à Commune Carron
Jeudi 12 avril 2012 : École René Manglou à Quartier
Français
Vendredi 13 avril 2012 : École les Goyaviers à
Bras-Pistolet
Les ateliers proposés pour le cycle 3 sont :
Jeu de société indien “PACHISI”
Jeu de dames indien
Jeu de reconnaissance sur les danses indiennes avec une
exposition
Jeu de l’oie géant sur l’Inde
Atelier conte
Ateliers autour de l’Inde devant la Médiathèque
• Le mercredi 11 avril 2012 de 9h00 à 16h00 pour tout public
Les ateliers proposés sont :
Jeu de société indien “PACHISI”
Jeu de dames indien
Jeu de reconnaissance sur les danses indiennes
Jeu de l’oie géant sur l’Inde
Atelier conte
Jeu autour des épices
Initiation danses indiennes
Animations dans les quartiers
Jeudi 12 avril 2012 à 18h00 devant la salle polyvalente de
Bagatelle
Prestation de danses des associations APSARA KALAPELIE et RÉUNIR
Vendredi 13 avril 2012 à 18h00 au stade de Deux-Rives
Prestation de danses des associations SALANGAÏ, A.C.D.E.I.J.
Groupe MOHINI et KALAIMOUNI
Défilé
Samedi 14 avril 202 à 18h00 devant la mairie de Sainte-Suzanne
Défilé des associations avec chars :
Chars de l’association :
- CHAPELLE
FRONT DE MER
- SALANGAÏ
- APSARA KALAPELIE
- AKSHAYA
Défilé des enfants des quartiers avec déguisement et
chorégraphie : Bras Pistolet, La Marine, Village Desprez,
Centre-ville
19h30 : Spectacle
des associations SALANGAÏ, A.C.D.E.I.J. Groupe MOHINI, KALAÏ
JOTHI, APSARA KALAPELIE, CULTURELLE DURGE KOVYL, REVATHI DANCE
ACADEMY, PONDYSUPER STARS, VIASA DANCES, SHRI MAHA DEVI,
KALAIMONI
22H00 : feu
d’artifice |
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L’Université de La Réunion et
l’Organisation pour les initiatives de la diaspora indienne
de La Réunion (ODI/REUNION) avec le partenariat scientifique
du centre interdisciplinaire de recherche sur la
construction identitaire (CIRCI) organisent un séminaire
internationale sur le théme de l’"Engagisme, diaspora et
culture indienne dans les anciennes colonies : agir pour le
développement de la coopération avec l’Inde" le jeudi 5
avril à l’Amphi 200.2 de la Faculté des Lettres, le vendredi
6 avril 2012 à l’Amphi Charpack de la Faculté des Sciences
et le samedi 7 avril 2012 à l’Amphi Commerson de la Faculté
des Sciences.
Parmi les composantes de la
diversité culturelle caractéristique de La Réunion, il en
est une dont l’histoire et les marqueurs d’identité ont
fortement contribué, et contribuent encore à la richesse de
la culture réunionnaise. Il s’agit de la culture indienne
issue de l’engagisme et qui perdure dans une pratique
adaptée aux transformations apportées par la société
occidentale sans pour autant délaisser l’héritage originel.
Ce colloque international entend placer au centre des
discussions l’histoire et le présent de cette composante
incontournable du peuplement des anciennes colonies avec
pour ambition de dresser un état des lieux des travaux
scientifiques et témoignages authentiques consacrés à
l’engagisme et à l’évolution des pratiques culturelles et
cultuelles de la diaspora indienne.
Associer "engagisme" et "diaspora" dans un intitulé présente
l’inconvénient de circonscrire la migration indienne aux
îles à plantation après l’abolition de l’esclavage. Or il
est de notoriété publique que des Indiens se sont expatriés
pour diverses raisons bien avant la période coloniale d’une
part et que cette vague migratoire se poursuit aujourd’hui
d’autre part pour former des diasporas un peu partout dans
le monde et sur le pourtour de l’océan Indien. C’est la
raison pour laquelle, il est attendu des interventions de
chercheurs et de professionnels qu’elles mettent au jour les
particularités propres à chaque pays participant dans une
perspective comparatiste qui permettrait de confirmer, sinon
d’enrichir, les recoupements tout en mettant en évidence
certaines spécificités.
Cette rencontre scientifique vise également à promouvoir une
activité de recherche et de formation ainsi que le
renforcement des échanges culturels dont les retombées sur
le plan économique ne sont pas à négliger.
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PUBLICATION DES "ACTES" DE LA RENCONTRE INTERRELIGIEUSE D’AOÛT 2011 À LA
RÉUNION
Les atouts de l’interculturalité réunionnaise et de l’œuvre du Groupe de
dialogue interreligieux de La Réunion
28 mars 2012
Le Collectif interreligieux multilatéral pour la paix (C.I.M.P.),
présidé par le Père Higoumène Barsanuphe et dont le siège se trouve à Le
Mesnil Saint-Denis, dans la région parisienne, vient de publier un livre
extrêmement intéressant. Il s’agit des "Actes de la 18ème Rencontre
interreligieuse de Doumérac déplacée à La Réunion" et qui s’est déroulée
le jeudi 11 août 2011 à l’Ashram du Port, situé dans la zone cultuelle
"Square Jean XXIII" de la cité maritime réunionnaise. Cet ouvrage d’une
grande richesse présente d’abord les diverses instances organisatrices
et partenaires de cet événement exceptionnel et rend compte ensuite des
échanges très importants qui ont eu lieu durant la rencontre. Il publie
en effet l’ensemble des contributions à ce dialogue sur le thème : "Les
Rencontres interreligieuses multilatérales et la laïcité", ainsi que les
articles parus dans la presse à ce sujet. En raison de l’intérêt de ce
document, qui illustre les atouts de l’interculturalité réunionnaise et
l’importance de l’œuvre accomplie depuis de nombreuses années par le
Groupe de dialogue interreligieux de La Réunion, présidé par Idriss
Issop-Banian, "Témoignages" publie ci-après quelques extraits des
passages que nous venons de présenter. Nous vous informons également que
ce livre sera disponible prochainement au siège de notre journal pour 15
euros. Vous pouvez d’ores et déjà le commander en appelant le
0262-55-21-21. De format 15x21, il compte 176 pages et présente
notamment les textes de 24 intervenants, avec 107 photos en couleurs.
Une lecture à ne pas manquer !
La WCRP (World Conference
of Religions for Peace), créée
à Kyoto, au Japon, en 1970, est une organisation importante qui permet
aux croyants de toutes les religions d’œuvrer ensemble en faveur de la
paix. La branche française, créée en 1986, s’appelle “Conférence
mondiale des religions pour la paix” (CMRP), dite aussi “Religions pour
la Paix”.
La WCRP et la CMRP accueillent des hommes et des femmes qui sont :
déterminés
à travailler ensemble pour la paix, en commençant par eux-mêmes, dans
leurs communautés respectives et entre celles-ci ;
motivés
à partager, avec tous, le service efficace de la paix, dans les réalités
sociales, des plus proches (les banlieues, la violence urbaine…) aux
plus lointaines (les conflits au Kosovo, en Indonésie…) ;
soucieux
de discerner les différences et de faire progresser ainsi le dialogue
authentique.
Dans ses activités, la CMRP :
récuse
tout syncrétisme et toute tentative qui nierait les différences
fondatrices entre les traditions religieuses et entre les cultures ;
cherche
une dynamique pacifiante de la communication entre les religions, entre
religieux et non-religieux, afin d’éviter l’ignorance, l’hostilité et
l’exclusion ;
souhaite
que le dialogue entre les religions ne soit pas seulement une activité
parmi d’autres, mais une préoccupation, une attitude essentielle de
chacun.
Coopération et fraternité
Le Collectif interreligieux multilatéral pour la paix (CIMP) a été
créé en 2006 par le Père Higoumène Barsanuphe, dans une fidélité totale
aux statuts de la Conférence mondiale des religions pour la paix-France
(CMRP), dont il est vice-président. Le CIMP est constitué par la réunion
de représentants de toutes les grandes religions présentes en France, à
raison d’un représentant par religion, pour que soit respectée l’égalité
numérique. Multilatéral signifie que le Collectif ne se limite pas au
dialogue bilatéral (entre deux religions), ni trilatéral (entre trois).
Le CIMP, groupe local Paris-Ile de France de la CMRP, développe des
relations avec les autres groupes interreligieux multilatéraux, affiliés
à la CMRP ou non, participe aux événements organisés par eux, et les
invite à participer à ceux qu’il organise. Dans l’esprit de la CMRP, le
Collectif établit également des relations avec toutes les grandes
religions, ainsi qu’avec des personnes et des entités non-religieuses,
afin de manifester sa volonté de ne pas s’enfermer dans un front commun
des religions.
En 2011, le CIMP a été à son tour partenaire des groupes organisateurs à
Paris du 25ème anniversaire d’Assise. C’est dans cet esprit de
coopération et de fraternité entre les groupes que le CIMP a recherché
le partenariat avec le Groupe de dialogue interreligieux de La Réunion.
La 18ème rencontre interreligieuse
de Doumérac… à La Réunion
En 1998, le 27 octobre, anniversaire d’Assise I, a été inauguré le
Centre de rencontres interreligieuses multilatérales pour la paix (CRIMP)
à Doumérac, Charente, à l’occasion de la 1ère Rencontre interreligieuse
de Doumérac (RID). Ce Centre est affilié à la Conférence mondiale des
religions pour la paix-France (CMRP).
Les 17 premières RID ont eu lieu au CRIMP, en partenariat à partir de
2006 avec le Collectif interreligieux multilatéral pour la paix (CIMP),
groupe local de la CMRP, région Ile de France.
Dans ces Rencontres, les intervenants apportent leur contribution à la
recherche de la paix, au refus de tous les fanatismes, extrémismes et
autres discriminations, à la promotion de l’égalité, du droit et de la
laïcité, mais sans pour autant imposer leurs convictions religieuses à
ceux qui ne croient pas comme eux.
En 2011, le CIMP, invité à l’île de La Réunion, a déplacé
exceptionnellement sa 18ème Rencontre de Doumérac dans ce département,
en procédant comme pour les précédentes par invitation de représentants
des grandes religions. Ceux-ci sont intervenus le jeudi 11 août 2011 sur
le thème proposé : “Les Rencontres interreligieuses multilatérales et la
laïcité”.
Les intervenants à la rencontre
réunionnaise
• Swami Advayananda
Sarasvati, hindou, président de l’Ashram Arsha Vidya du Port,
vice-président du Groupe de dialogue interreligieux de La Réunion
(GDIR).
• Clément Ah-Line, confucianisme, bouddhisme et taoïsme, président de la
Fédération réunionnaise des associations culturelles chinoises.
• Serge Koujendaivel Ajaguin-Soleyen, hindou, président et pusâri du
Temple Sri Krishna Mariamman de Saint-Paul.
• Houssen Amode, musulman, fondateur et président de l’Association
musulmane de La Réunion (AMR), Président du Conseil régional du culte
musulman (CRCM) de l’île de La Réunion.
• Monseigneur Gilbert Aubry, chrétien, évêque catholique de l’île de La
Réunion.
• Elijah Baichoo, baha’ï, membre de l’Assemblée spirituelle des baha’ïs
de La Réunion, vice-président du Groupe de dialogue interreligieux de La
Réunion (GDIR).
• Saraspadee Baichoo, baha’ïe, membre de l’Assemblée spirituelle des
baha’ïs de La Réunion.
• Idriss Issop-Banian, musulman, président du Groupe de dialogue
interreligieux de La Réunion (GDIR), vice-président de l’AMR.
• Père Higoumène Barsanuphe, chrétien, archimandrite de l’Eglise
orthodoxe russe (Patriarcat de Moscou), vice-président de la CMRP,
président du CIMP, créateur et animateur des Rencontres interreligieuses
de Doumérac.
• Lucien Biedinger, agnostique, professeur de philosophie, journaliste
retraité, ancien rédacteur en chef de “Témoignages” (quotidien
communiste de La Réunion), secrétaire du Cercle philosophique
réunionnais.
• Premesh Catapoulé, hindou, membre actif de l’association Shruti Seva
Réunion et fidèle de l’Ashram Arsha Vidya du Port.
• Roland Chane-Kon, confucianisme, bouddhisme et taoïsme, président du
Temple chinois Chane de Guan Di à Saint-Denis.
• Tulkou Do Khyentse Rinpoche, bouddhiste, fondateur du centre tibétain
Taktchen Tcheulang Tsokpa à Mont Vert Les Hauts.
• Anne Des Forges-Facérias, chrétienne catholique, réalisatrice de
spectacles en tant que producteur.
• Daniel Facérias, chrétien catholique, auteur-compositeur interprète et
scénariste.
• Mohammed Maoihibou, musulman, président de la mosquée comorienne
shaféite du Port.
• Daniel Minienpoullé, hindou, président de la Fédération des
associations et groupements religieux hindous et culturels tamouls de La
Réunion (FAGRHCTR).
• Ras Joseph Mukunda, Ras Tafari, résidant à l’Ashram Sri Mata
Amritanadamayi de Saint-Louis.
• Alixe Ponapin, hindoue, enseignante à la retraite, fidèle de l’Ashram
Arsha Vidya du Port.
• Swami Premananda, hindou, fondateur de l’Ashram de Saint-Louis “Maison
de l’Inde : Sri Mata Amritanadamayi”.
• Pasteur Josoa Rakotonirainy, chrétien, représentant de l’Église
protestante malgache à La Réunion, ancien secrétaire général du Conseil
chrétien des églises à Madagascar (FFKM).
• Aïcha Vivien, musulmane, membre de l’Ecole soufie internationale
Khidmatul Khadim et disciple du Cheikh Aly N’Daw.
• Lama Thubten Sangpo, bouddhiste, responsable du Centre d’études
Gyeltsabjé aux Avirons.
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UN GARDE-CÔTE INDIEN EN ESCALE À LA RÉUNION
Renforcer les relations amicales entre nos deux pays
26 mars 2012
Un navire de la Marine nationale indienne, le “Vijit”, effectue
actuellement une visite de courtoisie à La Réunion. Il est stationné
jusqu’à demain à La Pointe des Galets au Port.
Le “Vijit” est un garde-côte de la Marine nationale indienne. Madame la
Consule général de l’Inde, Manju Seth, et le Général Naresh Kaul,
commandant du bâtiment, ont souligné lors d’une conférence de presse que
la visite a pour but de consolider les intérêts communs et de développer
la coopération maritime dans le domaine de la Recherche maritime et du
sauvetage en mer ainsi que la lutte anti-pollution.
Mme Manju Seth a également précisé que cette escale à La Réunion est un
pas dans la consolidation et le renforcement des relations amicales
entre l’Inde et La Réunion. Cette escale s’effectue dans le cadre du
déploiement du bâtiment dans les îles de l’océan Indien (Maurice,
Seychelles et La Réunion).
Un
bâtiment habituellement basé au Gujarat
Ce navire est doté d’outils de navigation et de communication les
plus avancés du monde ainsi que des capteurs et des appareils avec les
technologies les plus récentes. Il compte un hélicoptère, le “Chetak”,
de fabrication indienne, et 5 navires de recherches et de sauvetage en
mer de grandes vitesses. Il comporte également des systèmes
anti-pollution pour lutter contre les marées noires.
Avec 145 membres d’équipage, dont 8 officiers, le bâtiment est
habituellement basé à Porbandar dans le Gujarat, en Inde, lieu de
naissance du Mahatma Gandhi et d’où sont également originaires les
ancêtres de nombreux Réunionnais.
Sanjiv Dinama
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Après avoir accaparé ses
richesses, la Grande-Bretagne rejette l’Inde
20 mars 2012 Sanjiv
DINAMA
La Grande-Bretagne va mettre un terme à son aide à l’Inde, car elle
estime aujourd’hui qu’elle ne doit plus rien à l’Inde. Pourtant
l’Inde a subi près de 350 de colonisation anglaise, durant
lesquelles, un véritable pillage a été opéré par le colonisateur
anglais. A la veille de l’indépendance, des millions d’Indiens
mourraient de faim. Aujourd’hui, le gouvernement britannique estime
ne plus être redevable envers les Indiens et mettra fin au versement
de l’aide.
La Grande-Bretagne va mettre un terme à son aide à l’Inde, a
indiqué le ministre britannique pour le développement international
Andrew Mitchell dans le Sunday Times. « Londres a dépensé quelque
1 milliard de livres (1,2 milliard d’euros) en programmes d’aide à
l’Inde ces cinq dernières années, et s’est engagé à verser 600
millions de livres supplémentaires d’ici 2015 », a-t-il
indiqué. Le programme ne sera pas renouvelé à cette échéance, a
laissé entendre le ministre. « Nous sommes dans la dernière ligne
droite vis-à-vis d’eux » (les Indiens), a-t-il indiqué dans une
interview au dominical.
La Grande-Bretagne estime aujourd’hui qu’elle ne doit plus rien à
l’Inde. Un rappel historique est nécessaire afin de mieux
comprendre.
Une véritable
désindustrialisation s’est opérée en Inde durant la colonisation
L’Inde a subi près de 350 ans de colonisation anglaise. 350
années durant lesquels, un véritable pillage a été opéré par les
Anglais. Les pays colonisateurs ont imposé à leurs colonies des
cultures d’exportation uniquement destinées à satisfaire les besoins
de la métropole. En Inde, la Grande-Bretagne a refusé à sa colonie
le droit de s’industrialiser. Elle continuait d’appliquer à l’Inde
le système mercantiliste. C’est à propos du coton et du jute que le
problème se pose d’abord. Les industriels anglais entendent que ces
fibres soient entièrement exportées brutes vers l’Europe, pour être
travaillées exclusivement dans les usines anglaises, et que les
Indiens se contentent du rôle d’acheteurs des tissus de la
métropole. Le coton accomplit ainsi un circuit de plusieurs milliers
de kilomètres, inattendu mais conforme à la division du travail dont
l’Angleterre du 19ème siècle entend profiter. Ainsi s’accomplit une
véritable désindustrialisation des pays colonisés. Les milieux
d’affaires anglais obtiennent même qu’une taxe spéciale frappe les
produits manufacturés de fabrication indienne vendus en Inde, afin
que l’avantage reste aux articles en provenance de la métropole.
C’est ainsi que l’Inde, première manufacturière de cotonnades avant
1800, vit son industrie textile assez rapidement dévastée. Elle
devient exportatrice nette de coton brut et finit, vers la fin du
19ème siècle, par importer la quasi-totalité de ses besoins en
produits textiles.
Une situation de famine sévissait
en Inde au moment de l’indépendance du pays
L’Inde n’est indépendante que depuis près de 60 ans. Au moment de
l’indépendance, une situation de famine sévissait dans le pays. « Au
Malabar, à Bijapur, en Orissa, et avant tout dans la riche et
fertile province du Bengale, hommes, femmes et petits enfants
mourraient chaque jour par milliers, faute de nourriture. Ils
s’écroulaient morts devant les palais de Calcutta, leurs cadavres
gisaient dans les huttes de boue des innombrables villages du
Bengale et jonchaient les routes et les champs des zones rurales »,
J. Nehru, "The Discovery of India". Au total, l’Inde
a connu 7 famines au XIXe siècle. 3 millions de morts en 1943 dans
le seul Bengale.
Entre 1900 et 1947, la disponibilité alimentaire
du pays par tête avait baissé de 25%.
Le gouvernement britannique
estime aujourd’hui ne plus être redevable envers l’Inde et ses
millions d’Indiens morts faute de nourriture
Depuis l’indépendance, le pays a réalisé d’énormes progrès
notamment avec la révolution verte qui a permis à l’Inde d’atteindre
l’autosuffisance alimentaire. L’Inde est aujourd’hui, entre autres,
le deuxième producteur mondial de riz, blé, canne à sucre. Elle est
la première productrice de lait et de protéagineux (légumineuses de
type pois et lentilles).
Après 350 ans de pillage durant lesquelles l’Inde a connu une
forte régression, le gouvernement britannique estime avoir payé sa
dette envers l’Inde, envers ces millions d’Indiens morts faute de
nourriture. La Grande-Bretagne ne versera plus les 1,2 milliard
d’euros sur 5 ans à un pays de 1,2 milliard d’habitants ce qui ne
représentait que 1 euro par indien tous les 5 ans.
Sanjiv Dinama
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HOMMAGE À UNE DES COMPOSANTES DE NOTRE PEUPLEMENT
Anne-Lise Siegler remporte le Prix Célimène
12 mars 2012
Le 7ème Prix Célimène a été remis à une jeune Réunionnaise qui a mis en
valeur l’Inde au travers de ses photos.
A l’occasion du 30ème anniversaire (1982-2012) de la Journée de la
Femme, deux événements étaient organisés dans les jardins de la Villa du
Département, une fête pour les femmes artistes amateurs qui ont
participé au concours de créativité “Célimène” et pour 8 femmes qui,
dans un domaine particulier, ont fait preuve d’un grand mérite.
La Présidente du Conseil général a remis les prix aux quatre lauréates
du Prix Célimène et aux huit récipiendaires du Prix départemental du
Mérite.
Soucieux de valoriser la culture, de révéler des talents et d'encourager
l’expression des femmes artistes-amateurs, le Conseil général a créé en
2005 le Prix Célimène, en hommage à celle qui distrayait en chansons et
en poésies les voyageurs de passage dans son auberge de La Saline.
Honorer la mémoire des personnages qui, au travers de l’histoire, ont
marqué l’identité de notre île et ont une place dans le cœur de chacun
d’entre nous, est essentiel.
Le Prix Célimène est un rendez-vous important du calendrier culturel
réunionnais ; il permet d’honorer les valeurs incarnées par des femmes
artistes-amateurs, d’honorer le travail, l’effort, le dépassement de soi
et la transmission des savoir-faire.
La remise du Prix Célimène, c’est un évènement : c’est un évènement pour
le Conseil général, c’est un évènement pour les femmes artistes de La
Réunion.
Pour donner une envergure régionale au Prix Célimène, Madame Zou, venue
spécialement de Madagascar pour participer au Jury de Célimène, a été
invitée.
L’ambiance a été au rendez-vous avec le trio de femmes, les Kèr Fanm, 4
saisons.
La soirée s’est achevée par un défilé de mode d’une jeune styliste
réunionnaise, Elodie Lo-King-Fung, jeune, mais dont le talent est grand.
Les lauréates du Prix Célimène
1er Prix : Anne-Lise Siegler - Titre de l’œuvre : “Héritage” -
Catégorie : photographie
2ème Prix : Audrey Hugon - Titre de l’œuvre : “Ma Célimène” -
Catégorie : peinture
3ème Prix : Appolinaire Payet - Titre de l’œuvre : “Porphyr” –
Catégorie : peinture
Prix Encouragement : Séverine Imiza - Titre de l’œuvre : “Zénération
trans papay” - Catégorie : peinture
Qui était Célimène ?
Marie Monique, dite Célimène, est née à Saint-Paul le 20 avril 1807.
Elle est la fille de Candide, une esclave créole.
Deux mois après sa naissance, elle est achetée, avec sa mère, par un
cultivateur de La Saline, Louis Edmond Jean (ou Jeance). Affranchie le
14 novembre 1811, en même temps que sa fille, Candide épouse Louis
Edmond Jeance le 26 avril 1830.
Ce dernier, né à Saint-Paul le 28 septembre 1789, est lui aussi
d’origine affranchie. D’après certaines sources, non confirmées,
Célimène serait le fruit d’une liaison que sa mère aurait eue avec le
poète Evariste de Parny, ce dont elle aime se vanter, en plaisantant. Le
3 octobre 1839, Célimène épouse un ancien gendarme, Pierre Gaudieux, âgé
de 24 ans et originaire de la Dordogne. Le couple s’installe à La
Saline, sur la route de Trois-Bassins, où ils tiennent une auberge,
relais d’étape entre Saint-Paul et Saint-Leu. C’est le lieu de
rendez-vous des voyageurs qui empruntent la route nationale reliant le
Nord au Sud de l’île.
Célimène baptise son auberge “Hôtel des hommes d’esprit, les imbéciles
doivent passer sans s’y arrêter”.
Pendant que son époux, devenu maréchal-ferrant, donne à manger aux
chevaux ou répare leurs fers, elle distrait les voyageurs par des
chansons souvent composées à partir de ses propres poèmes, qu’elle
interprète en s’accompagnant de sa guitare.
Célimène est une femme d’une vive intelligence. Elle écrit aussi bien en
vers qu’en prose, en français et en créole, ce qui est très méritoire,
car elle n’a pas fréquenté l’école en raison de son statut d’esclave.
Célimène ne fait cependant pas dans la grande poésie. Ses vers sont
dit-elle « à tort et à
travers ». Sans césure,
ni élision, ils riment seulement pour l’oreille. Sa renommée dépasse
bien vite le cadre de son village de La Saline. Les voyageurs venant de
Saint-Denis ou de Saint-Pierre ne manquent jamais de s’arrêter chez
elle. Symbole de la poésie populaire réunionnaise, Célimène s’éteint à
Saint-Paul le 13 juillet 1864.
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