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Indes réunionnaises
    

     LES RITES DE NAISSANCE OU "BAPTÊME HINDOU"

   Patrice LOUAISEL


     Si le baptême hindou à proprement parler n'existe pas, il n'en demeure pas moins que des rites sont pratiqués durant la grossesse puis à la naissance et au 16e jour de la vie de l'enfant : les rites de naissance ou "baptême hindou"...

1) Au 7e mois de grossesse : prières faite en famille à la maison avec purification des lieux. On récite des prières pour que l'enfant soit intelligent et en bonne santé. Pour éloigner les mauvais esprits on attache un cordon noir au poignet de la future mère. On ne se rend alors plus au temple et on ne fait plus d'offrandes. 

2) Le rôle de l'astrologie : La première syllabe du prénom de l'enfant sera déterminée par l'heure de naissance. L'astrologue pourra alors déterminer les moments importants de la vie de l'enfant. La récitation de prières suffira-t-elle à changer radicalement un avenir funeste ?

3) La pûjâ du 16e jour : C'est le padiânal ou pânal organisé par les oncles maternels de l'enfant. (Notons que le père et les autres enfants ne doivent pas se rendre au temple avant ce 16e jour) .
   Avec un nombre impair d'herbes médicinales, ils vont préparer les bains de la femme et de l'enfant (prodigués par les tantes et belles-mères). Les corps sont alors enduits d'huile de lilas pour enlever les impuretés et de safran. A la fin de la pûjâ faite par le pusari (officiant), la mère boit le "pandja kaviam" (eau bénie par les cinq éléments) et la maison est elle aussi bénie.
   On enlève alors " le mauvais œil" en procédant à l'Arati. L'enfant est alors placé dans un van de riz et, avec du telpé, pusari et parents vont écrire le prénom de l'enfant dans le riz ; Le père soufflera alors à trois reprises son prénom dans l'oreille de l'enfant et portera du miel à sa bouche avec une petite cuillère en argent.
   On parfume alors l'enfant. Alors que l'oncle maternel emmène l'enfant au soleil (présentation au dieu soleil Surya) le pusari-astrologue lui désignera son mantra de prédilection.

4) Au 9e mois, on rase la tête de l'enfant : en offrande à sa divinité de prédilection.

© Patrice Louaisel, 2011

 

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