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CARI BABA FIGUES

   Le bananier, herbe géante que l'on assimilera facilement à un arbre, fait partie de ces végétaux providentiels aux multiples usages : ses multiples variétés donnent des fruits de tailles, de couleurs et de goûts fort différents, dont certains se consomment comme légumes ; ses larges feuilles, dans d'assez nombreuses cultures, remplacent notamment assiettes ou emballages alimentaires ; mais, cela est moins connu en Occident, sa fleur elle-même peut-être cuisinée - comme nous le verrons sur cette page - ainsi que le coeur du "tronc", haché, dont le goût rappelle le coeur de palmier... Sans parler des vertus médicinales des diverses parties de la plante. Le nom latin du bananier, Musa paradisiaca, "Muse du paradis" (donné par les Romains dès l'Antiquité) est à lui seul fort suggestif du prestige d'un fruit qui est aujourd'hui le plus commercialisé dans le monde.
   L'histoire du bananier et de sa culture semble remonter à des époques très reculées, dans la vallée de l'Indus. Répandue en Asie, puis en Afrique où elle fut introduite par les Arabes, cette culture a conquis par la suite, à plus ou moins grande échelle, l'ensemble des pays tropicaux. Que l'on pense par exemple aux désolantes "républiques bananières" de l'Amérique Centrale...
   A la Réunion, le bananier a fait son apparition dans la seconde moitié du XVIIème s., et aujourd'hui, même si les plantations à grande échelle sont rares dans l'île, la banane abonde sur le marché. La tradition perdure de servir les repas communautaires, dans les temples hindous, sur des feuilles de bananier, et la fleur - "baba fig" - continue d'apparaître au menu de certains repas familiaux, sous la forme d'un cari où elle côtoie généralement le boucané, c'est-à-dire la viande de porc fumée. Mais c'est une version végétarienne et très simple de ce cari que nous donnerons ici.


3 heures
(y compris temps
de trempage)

                    


Assez facile

                     


Peu coûteux
(à la Réunion)

INGREDIENTS

8 belles fleurs de bananier non amères
4 oignons
2 grosses tomates
2 gousses d'ail
1 branche de thym
1 cm de racine de gingembre
1 c. à café de graines de moutarde
1/2 c. à café de curcuma
2 C. à soupe de vinaigre blanc
Huile et sel


PREPARATION

   La première phase consistera à préparer la "baba fig" elle-même : on ne peut en effet consommer l'ensemble de la fleur.
   Enlever les pétales violets des fleurs jusqu'à la partie centrale, jaune. Emincer ce coeur en lanières et les laisser tremper dans de l'eau où l'on aura ajouté les deux cuillerées de vinaigre. Ce trempage, d'au moins deux heures, a pour but d'éviter l'oxydation. Rincer soigneusement. Placer les fleurs émincées dans une casserole d'eau froide légèrement salée. Porter à ébullition et l'y maintenir 3 minutes. Bien égoutter.
   Emincer finement l'oignon et couper les tomates en petits dés. Piler les gousses d'ail, les graines de moutarde et la racine de gingembre pour obtenir une pâte.
   Dans une cocotte à fond épais, faire chauffer une cuillerée à soupe d'huile, y faire blondir l'oignon. Baisser le feu, ajouter la pâte d'ail, gingembre et moutarde, remuer. Ajouter ensuite la tomate et la poudre de curcuma, remuer. Ajouter enfin les fleurs de bananier émincées et la branche de thym. Allonger le jus d'un verre d'eau. Saler.
   Couvrir et porter à ébullition, puis laisser mijoter à feu doux 20 à 25 minutes en remuant assez fréquemment. L'eau doit s'évaporer.


   Cette version végétarienne du cari baba figues se servira avec du riz blanc, mais elle pourra aussi servir de légume d'accompagnement auprès de bien d'autres caris (viande, poisson..) ou même d'un rougail saucisses ou d'un massalé cabri.


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