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plat appelé avial est originaire de l'Inde du sud, là où le
végétarianisme est sans doute le plus répandu - puisque l'influence musulmane, non
végétarienne, y a été beaucoup plus limitée que dans le reste du Sous-Continent. Le
mot tamoul aviyal signifie étymologiquement "bouilli", et il désigne
donc dans le langage culinaire un curry (cari dirait-on à la Réunion) strictement
végétarien dont les principaux ingrédients varieront au gré des saisons, des
régions, des habitudes familiales. Pratiquement tout légume est susceptible, ici où
là, de se retrouver dans un avial : pommes de terre, carottes, bananes, petits pois...
pour ne citer que quelques-uns des plus fréquents. Les Réunionnais n'ignorent pas les caris de légumes, même s'ils associent ce mot de cari davantage aux préparations de viandes, volailles et autres poissons. Nul doute que les Malbars de religion hindoue apprécieront ce plat qu'ils pourront sans crainte consommer en période de carême... encore que ce dernier soit fait pour que l'on se préoccupe davantage de spiritualité que de gastronomie ! Mais le végétarianisme a justement des implications spirituelles. N'absorber ni viande, ni poissons, ni ufs c'est préserver une pureté alimentaire nécessaire à l'être physique comme à l'être spirituel, selon les principes hindous ou même bouddhistes et plus encore jaïnistes. Sans oublier que les pratiques végétariennes sont aussi liées au principe de non-violence ou encore à la notion de réincarnation. C'est ainsi que des centaines de millions d'Indiens sont végétariens, avec une proportion qui grandit au fur et à mesure que l'on s'élève dans les castes, les brâhmanes se devant de respecter très scrupuleusement l'éthique végétarienne. Il est vrai qu'il existe des exceptions, des dérogations, régionales notamment : ainsi certains brâhmanes du Kerala consomment-ils du poisson, d'autres, du Cachemire, mangent de l'agneau...
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INGREDIENTS 100 g de petits pois |
PREPARATION Commencer par préparer les légumes : couper les haricots
verts en morceaux de 1 centimètre ; détailler le chou en lanières ; éplucher et couper
en cubes de 1 cm les bananes, les carottes et les pommes de terre. |
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| Comme il a été dit plus haut, on peut largement faire
varier l'ensemble des ingrédients et leur proportion. L'important sera toujours de
sauvegarder l'harmonie gustative et de tenir compte des temps de cuisson différents des
légumes. Encore et toujours du riz en accompagnement, ainsi que d'autres composantes qu'il est possible d'inclure dans un menu végétarien : raita, chutney, etc. Il est fréquent que l'on ajoute aussi de la noix de coco râpée dans la pâte additionnée au yaourt. Quant à la cuisson dans l'huile de coco, elle peut apporter un goût particulier, qui plaira ou non. L'huile de coco ne fait certes pas partie des habitudes culinaires réunionnaises, et on ne la trouve pas dans le commerce... sinon au rayon des cosmétiques ! |
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